Zoom Rencontre avec YASS

Après 7 éditions des Doff du rire, l'humoriste Yass renoue avec le oneman show. Dans cet entretien, il lève un coin de voile sur ce show inédit.

Pourquoi autant de temps pour organiser votre second one-man show ?

D’abord parce que lorsque j’ai fini de tourner le 1er dans 16 pays, j’ai créé le Festival "YASS et les DOFF du RIRE", et que ca m’a pris du temps et beaucoup d’énergie pendant 7 ans de l’installer dans 5 pays.

Pour écrire, il faut arrêter de courir, c’est ce que j’ai fait.

Vous vous êtes retiré à Montréal pour le préparer. Y -a-t-il une explication particulière ?

Le choix d’écrire ce spectacle était fait, c’était un BESOIN.

Montréal, ça s’est fait sur un coup de tête !! Mais comme il fallait que je sois loin, je voulais sortir de ma zone de confort pour créer, et le Canada fut un choix positif dans tous les sens du terme ! Comme on dit, il faut parfois s’éloigner pour se rapprocher de soi même. C’est ce qui s’est passé.

Quelle en est la trame ?

J’ai perdu mes parents il y a 3ans, et je voulais absolument leur rendre hommage. Comme ils étaient de vrais personnages dans la vie, ils m’ont tellement inspiré, que les rendre vivants sur sçène est un exercice magique. C’est un plaidoyer d’Amour pour mes parents, mes racines, sur fond de musique qui a bercé ma vie. Ce spectacle est une pièce de théâtre où je suis tout seul, plutôt qu’une succession de blagues.

Vous parcourez le monde toute l’année, cela vous inspire-t-il de nouveaux sketchs ?

Tout m’inspire, je suis tout le temps en train d’observer les gens, leurs tics, leurs accents, etc.. J’adore !

Passage régulier sur Abidjan, cela vous fait quoi de revenir jouer sur les planches ivoiriennes ?

C’est Incroyable, mais les 2 villes où j’ai le plus la pression sont Dakar et Abidjan! mes 2 villes africaines de coeur. Donc il y a un mélange d’excitation et de trac de malade ! Parce que c’est là qu’on m’aime le plus, et qu’on me tire dessus très facilement.

C’est à Abidjan que j’ai écrit mon 1er Spectacle, c’est à Abidjan que j’ai décidé de tout plaquer pour me lancer dans ce métier tellement fou! Donc Babi restera Babi dans mon coeur !

Ce spectacle sonne-t-il le glas de la collaboration avec les Doff du Rire ?

Absolument Pas ! J’avais besoin de faire une parenthèse pour penser un peu plus à moi, c’est tout ! Les Doff , c’est une aventure humaine extraordinaire !!

Sinon, à quand le prochain spectacle ?

Début 2020

Comptez-vous évoluer avec les mêmes humoristes? Quelles surprises nous réservez-vous ?

J’ai produit plus de 35 artistes différents, mais pour l’instant je ne pense qu’ à mon One Man Show. J’ai mis 18 mois pour le créer, faut bien le montrer et amortir cet investissement.

Après 7 éditions des Doff du Rire quel bilan faites-vous ?

La pérennité est ce qu’il de plus difficile dans un projet. Cotoyer des gens qui ont des histoires et un talent incroyables, être un Acteur Majeur dans la culture d’une ville, apporter du bonheur chaque année aux gens est une FIERTE Extraordinaire. Les Doff, c’est du Talent et de l’Humain. Tout ce que j’aime en Fait !

Pensez-vous avoir contribué à un meilleur positionnement de l'humour sur le continent?

SANS AUCUN DOUTE et en TOUTE MODESTIE.

Je suis le 1er qui a fait venir des humoristes d’ailleurs et qui les a baladés dans 5 pays.

Comment qualifieriez-vous l’humour ivoirien ainsi que les acteurs de cet art ?

Par exemple, sur l’échelle de l’Afrique, la Côte d’Ivoire est le Pays qui a le plus de talents confirmés et en devenir. L’Humour Ivoirien est UNIQUE ! Mais faut que les jeunes qui montent fassent attention à ne pas tomber dans le piège de la facilité.

En ce début d’année, quels seraient vos voeux pour nos lecteurs pour 2019 ?

Jean de la Bruyère a dit cette Phrase magnifique :

"IL FAUT RIRE AVANT D’ETRE HEUREUX, AVANT DE MOURIR SANS AVOIR RI.."