Zoom Rencontre avec J茅r茅my Ferrari

Pour la 4ème édition du festival "Abidjan, capitale du rire" qui se déroulera en décembre, nous avons échangé avec Jérémy Ferrari, l’une des stars internationales de l’humour qui fera partie des invités de Mamane.

Comment vous êtes arrivé à l’humour ?

J’ai tourné à gauche au feu et ensuite j’ai continué tout droit sur 2/300 mètres et arrivé à Cap Sud j’ai tourné à droite.

Quelles sont vos influences en matière d’humour ?

Je suis influencé par tout ce que je vois. Même un humoriste qui ne me fait pas rire peut m’inspirer. Mais au tout départ celui qui m’a donné envie de monter sur scène c’est Pierre Palmade. Plus tard j’ai découvert Coluche et Desproges qui m’ont donné le courage d’aller de plus en plus loin dans mes propos.

Les ivoiriens vous ont découvert à travers le Parlement du rire. En acceptant d’y jouer, n’aviez-vous pas d’appréhension vu que ce sont deux styles différents ?

J’avais très peur ! J’avais très peur de décevoir Mamane et ensuite Gohou Digbeu et Charlotte. Mais j’avais surtout très peur de ne pas faire rire ce nouveau public qui ne me connaissait pas et que je ne connaissais pas. Comment arriver à les faire rire ? Comment faire ma place alors que personne n’a besoin de moi ? J’étais terrorisé.

Quels retours avez-vous eu de votre prestation ?

Je ne m’attendais pas à autant de rires du public et autant de joie de la part des autres comédiens. Mamane, Gohou, Digbeu et Charlotte étaient sincèrement heureux pour moi de voir que ma rencontre avec le public ivoirien était réussie. Dans un milieu où on sent souvent de la jalousie et de l’envie, c’était bouleversant de sentir cette bienveillance.

Comment jugez-vous le public ivoirien ?

Je dis toujours : "Le public ivoirien m’a accueilli avec plus d’amour que ma mère à Noël."

Comment jugez-vous le niveau des humoristes avec qui vous avez partagé la scène? Lequel vous a le plus marqué, pourquoi ?

Le niveau est excellent. Que ce soit en France, à Londres, aux États Unis ou en Afrique il y a toujours un bon niveau général avec quelques-uns qui sortent du lot. Si je mets de côté Mamane, Gohou et Digbeu qui sont des humoristes confirmés pour qui j’ai beaucoup d’admiration, je dirais que Omar Defunzu, Agalawal et Magnific m’ont particulièrement marqué. Ils sont en train de devenir les nouvelles stars de l’humour africain et c’est totalement mérité. J’ai eu la chance de travailler avec deux d’entre eux. Ce sont des personnes courageuses, talentueuses, créatives et sincères.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Abidjan ?

Je ne veux pas avoir Abidjan comme un souvenir. Abidjan c’est l’avenir.

Pour la 4e édition du Festival du rire, vous êtes annoncé comme l’invité spécial. Qu’en dites-vous ?

J’en dis que je vais tout faire pour être à la hauteur de la place que Mamane me donne encore une fois. C’est une des plus belles rencontres que j’ai pu faire dans ce métier. Il est une belle personne, un grand artiste et je le considère comme un véritable ami.

Quels sont thèmes développerez-vous à cette édition ?

Tous les thèmes qu’on éviterait habituellement pour faire rire une salle !