Zoom Les ustensiles de la cuisine africaine

Les vieilles marmites font les bonnes soupes’’ dit l’adage. La préparation de ces soupes ne saurait se faire sans l’usage d’ustensiles. Mais selon qu’on soit d’une culture ou d’une autre, chacun dispose d’ustensiles liés à la sienne.

Les ustensiles, il en existe une multitude en cuisine, chacun ayant une fonction bien définie et chaque peuple l’utilisant à sa guise. Toutefois, il faut relever que ces ustensiles n’appartiennent plus exclusivement aux peuples qui les ont créés. Les échanges interculturels ont cassé toutes les barrières qui existaient.

Ainsi, il est désormais possible de trouver des ustensiles de cuisine asiatique, africaine dans des cuisines américaines ou européennes et vice-versa. Mais la réalité est que, du fait des habitudes alimentaires, certains restent la propriété de peuples spécifiques. A preuve, certains ustensiles tels que le mortier ou le pilon sont typiquement africains. Dans cet article, nous vous en présenterons quelques uns très présents dans les cuisines africaines.

MORTIER/PILON : L’un ne peut être utilisé sans l’autre. Beaucoup de peuples sur le continent utilisent ces deux ustensiles faits de bois sculpté ou parfois en métal. Le pilon avec sa forme allongée sert à broyer, écraser des aliments cuits ou réduire des céréales en poudre. En général, les femmes utilisent le mortier et le pilon pour la préparation du foutou, une pate obtenue en pilant la banane ou l’igname cuit à point.

LE CANARI : Il est conçu à partir d’argile par les potiers. Cet ustensile est utilisé la plupart du temps pour conserver l’eau à boire qu’il maintient fraîche. Il est également utilisé dans la cuisson de certaines soupes comme le Kedjenou, une soupe de poulet ou de volaille.

Conservée dans le canari, la nourriture garde longtemps sa chaleur. Le canari est souvent utilisé comme objet décoratif.

LA CALEBASSE : Elle est obtenue à partir d’un fruit, le cucurbita lagenaria. En cuisine, on pourrait dire que c’est l’ustensile le plus utilisé. Elle peut avoir plusieurs formes selon l’usage auquel elle est destinée. La calebasse pour son étanchéité sert à boire certains breuvages comme le bandji (vin de palme), le tchapalo. On peut l’utiliser pour boire de l’eau, pour servir du lait et même du riz. La calebasse maintient les pâtes chaudes.

LE TALIÉ : Couple d’ustensiles formé d’une assiette en terre cuite et d’une sorte de petit mortier (enfant de talié) qui sert à écraser les légumes cuits ou frais ou à servir les sauces.

LE VAN : Panier en osier tressé plat et large utilisé pour séparer la coque/enveloppe du céréale (riz, mil, mais, sorgho…). Les céréales sont projetés en l’air et les parties les plus légères sont emportées par le vent laissant le céréale dans le Van.

 

 

 

«NANMOUGOUNAN» LE FOUET AFRICAIN : Tige de bois terminée en flèche ou en croix utilisée dans la préparation des sauces gluantes (sauces feuille, gombo, Djoumgblé (gombo séché) nanmougou) afin de bien les fouetter pour les rendre homogènes.

Au Togo, c’est le balai africain qui est le plus utilisé. La partie molle est coupée et la partie dure est utilisée pour mélanger les sauces.

BOIS DE PLACALI : Grande spatule taillée dans du bois blanc ou marron utilisée pour la préparation/cuisson des pâtes et poudre de céréales («Placali» pate de manioc fermentée, «cogondé» poudre de manioc, «Toh» poudre de maïs, «Akoumé» pate de maïs et de manioc etc.).

 

CUILLÈRE «CALEBASSE» : Différente de la calebasse, la courge gourde (cucurbitacée du type lagenaria) se cultive partout en Afrique et a de multiples usages. Elle est surtout utilisée comme cuillère («Awoua» chez les Akans et «Kalaman» chez les Mandés du nord) pour les bouillies, pour les sauces et le Toh.