Zoom L鈥檋om茅opathie en 2019. Pour ou contre?

Depuis son invention, il y a plus de 200 ans, l’homéopathie est un sujet de débats vigoureux entre ceux qui lui vouent une confiance totale et leurs opposants qui considèrent son principe comme contraire à la science. Cette discussion, parfois violente, se poursuit aussi bien entre grands chercheurs et médecins que dans la population des patients. Vous qui partez en vacances avec quelques médicaments de premier secours, qu’en pensez-vous ?

Qu’est- ce que l’homéopathie ?

L’homéopathie est un concept créé en 1796 par un médecin allemand, Samuel Hahnemann. Il repose sur l’idée "qu’une substance qui provoque un symptôme peut être utilisée pour traiter le même symptôme de la maladie".

Un deuxième principe central de l’homéopathie est la "loi des infinitésimales". Elle impose un processus de dilutions en série et d’agitations, censé augmenter la puissance du produit malgré sa très faible concentration en produit actif. Au-delà d’un certain nombre de dilutions, les remèdes homéopathiques sont ainsi dépourvus de principes actifs.

Les adeptes de l’homéopathie

Ils considèrent que cette dilution extrême présente l’avantage de diminuer la toxicité des médicaments et de n’avoir ainsi aucun effet secondaire.

Les patients l’utilisent pour soigner les petites affections courantes comme le rhume, les insomnies, l’asthme chronique, la réduction de l’anxiété et de la dépression, l’amélioration de l’eczéma, la réduction des effets secondaires dus aux traitements anti cancéreux etc… Ils sont parfois utilisés en médecine vétérinaire : traitement des dermatoses, des affections digestives ou respiratoires.

Ces remèdes se présentent sous forme de granules grosses comme la tête d’une allumette à faire fondre sous la langue, de globules à prise unique, de solutions, poudres, gouttes, ampoules buvables et injections.

Les détracteurs de l’homéopathie

Le fait que les produits d’homéopathie ne contiennent plus de principes actifs constitue le point essentiel sur lequel ils s’appuient pour crier au charlatanisme et à l’imposture. Ils considèrent que le procédé peut même s’avérer dangereux pour la santé des personnes y ayant recours dans la mesure où ces dernières ne vont pas prendre de traitement dont l’efficacité a été reconnue, notamment pour les maladies lourdes comme le cancer.

Ils jugent que cette méthode ne repose sur aucun principe scientifique établi et que les exemples de réussite effectivement observés ne sont pas plus nombreux que lors de l’utilisation de l’effet placebo.

La communauté scientifique a demandé que cesse la recherche sur l’homéopathie. 

PLACEBO

On appelle PLACEBO l’effet positif produit sur un patient par un substitut de médicament. Par exemple on donne à une personne qui a mal à la tête des comprimés de sucre, ou autre substance sans effet, en lui laissant penser qu’il s’agit de paracétamol. Une réponse psychologique de l’organisme fera que dans 15 à 30 % des cas, le patient sera soulagé. Ce procédé fonctionne également avec des piqures contenant du sérum physiologique au lieu d’un principe actif.

Et la mémoire de l’eau ?

Dans les années 80, la "mémoire de l’eau" est la découverte très controversée d’un médecin français, Jacques Benveniste, immunologiste renommé et Directeur de recherches à l’INSERN.

Il publie en juin 1988 dans la revue Nature, un article révolutionnaire qui le fait mettre au ban de la société scientifique bien-pensante.

Benveniste démontre que si l’on met en contact une molécule avec de l’eau puis que l’on retire cette molécule par dilution, à la 24ème dilution (ce qui revient à diluer une molécule dans l’océan atlantique !), il reste une stimulation électromagnétique de la molécule de base. Sa conclusion est que l’eau peut émettre et capter des ondes, donc des informations. Cette possible "mémoire de l’eau" cautionne indirectement l’homéopathie, bête noire de la médecine moléculaire… et de l’industrie pharmaceutique.

Il ressort de ses recherches que l’on pourrait remplacer les molécules (les médicaments) par leur spectre magnétique et cibler ainsi directement les lésions pour les guérir.

Les deux groupes parviennent à lui faire couper tous ses crédits de recherche et même lui reprendre son laboratoire.

Quelques grands esprits comme les professeurs Luc Montagnier (prix Nobel) et Jacques Testard le soutiennent en vain. Ils le comparent même à Galilée qui dut abjurer ses découvertes devant le tribunal de l’Inquisition.

Et maintenant ?

Pratiquement trente années après la publication de Jacques Benveniste l’équipe de recherche d’Alberto Foletti de Rome (Italie) et Lugano (Suisse) vient de publier les preuves irréfutables d’un transfert d’informations électromagnétiques de molécules chimiques d’origine dans un système aqueux avec applications cliniques !

D’autres hommages ont eu lieu, notamment le 30 juin 2018 avec une conférence internationale de nombreux chercheurs travaillant sur les effets biologiques avec empreinte électromagnétique des molécules d’origine : L’INA (Institut National de l’Audiovisuel) vient de rendre hommage au grand chercheur Jacques Benveniste, découvreur du PAF-acether (Facteur activateur des plaquettes sanguines) en 1971 et initiateur de la biologie numérique.

Voilà amis lecteurs. Avez-vous fait votre choix ? Dans tous les cas, passez de bonnes vacances.