Zoom L鈥檃rmagnac, une boisson vertueuse qui monte, qui monte

L’armagnac a une histoire vieille de 700 ans. Produit dans l’ouest de la France, il est considéré comme la plus ancienne des eaux-de-vie. C’est par un processus de distillation du vin blanc que s’obtient cette boisson. L’Armagnac est élégant. En effet, de par sa composition peu agressive, son goût fruité, sa teneur modérée en alcool, l’armagnac ‘’ne veut ni être un produit d’addiction, ni de consommation, mais un produit de dégustation’’. Chaque Armaganc est sui generis c’est-à-dire qu’il n’existe pas ‘’Un Armagnac’’ mais ‘’Des Armagnacs’’.

Ses arômes se déclinent naturellement à mesure qu’on avance dans le temps. 

Préparation de l’armagnac

Sa préparation implique le mélange de quatre cépages que sont l’Ugni blanc, le Colombard, la Folle blanche puis le Baco. Cette eaude-vie est obtenue selon un processus qui se décline en trois étapes que sont la vinifcation, la distillation puis le vieillissement.

La vinifcation L’armagnac s’obtient à partir du vin blanc possède une bonne acidité et une faible teneur en alcool. Unefois le vin obtenu, la fermentation se fait de façon naturelle sans aucun ajout.

La distillation

Cette étape intervient juste après la fermentation et ce, pendant l’hiver, avant le 31 mars de l’année suivant la récolte. La distillation° se fait dans un alambic armagnacais, dont la caractéristique principale est le fonctionnement en continu. De cet alambic est extraite une eau-de-vie de 52° à 60°. A sa sortie, celle-ci est incolore et très aromatisée. Elle est ensuite mise en conservation dans une cuve en inox. Sa couleur peut changer en brun si, et seulement si, il y a un apport de bois. A cela s’ajoutent les années de vieillissement.

Le vieillissement

Ultime étape du processus, elle tout aussi importante que les précédentes. Elle est liée aux deux éléments capitaux que sont les fûts et les chais. En effet, la qualité des fûts est de première importance, mais reste tributaire de l’origine du bois. L’âge des fûts entre également en ligne de compte. Quant au chai, il agit selon son degré d’humidité : plus le chai est sec, plus l’armagnac sera asséché. En revanche, s’il est humide, la boisson sera souple et ronde.

Conservation et langage des étiquettes

A l’instar des autres spiritueux, l’armagnac peut se conserver aussi longtemps qu’on le souhaite. Toutefois, il faut veiller à tenir la bouteille arrêtée de façon à éviter que l’alcool °attaque le bouchon. Les étiquettes indiquent la durée du vieillissement de l’eau-de-vie.

• Le « XXX » ou le « VS » sont composés d’eaux-de-vie dont la plus jeune ne peut pas avoir moins d’un an de vieillissement en fût de chêne.
• Le « VSOP » est un assemblage dont la plus jeune eau-de-vie a au moins quatre ans de fût.
• Le « XO » ou « Napoléon » ne comportent que des eaux -de-vie qui ont au moins six ans de vieillissement en fût de chêne.
• Le « Hors d’Age » est un assemblage dont la plus jeune eau-devie a au moins dix ans de vieillissement.
• Les millésimes, spécialité armagnacaise, correspondent exclusivement à l’année de récolte mentionnée sur l’étiquette. Le minimum de vieillissement avant la commercialisation de millésimes est de dix ans.

Di铿érence Armagnac et Cognac

Tous deux sont des eaux-de-vie. Leur teinte est semblable mais armagnac et cognac ne sont pas à confondre. La différence intervient aussi bien dans le terroir, le climat que dans la technique utilisée pour la fabrication. En matière de technique de production, tous les deux procèdent par distillation. L’armagnac fait une distillation en continu dans un ‘’alambic armagnacais’’ et l’eau-de-vie extraite titre entre 54° et 60°. Le cognac par contre utilise une double distillation dans un alambic en cuivre ou ‘’alambic charentais’’ et le produit sort à 72°.
 

La folie de l’Armagnac

Longtemps resté l’apanage des seuls véritables connaisseurs, l’armagnac est comme redécouvert depuis quelques années par beaucoup de « fnes gueules » qui le préfèrent au cognac plus violent, plus alcoolisé et moins subtil en goût. Au Japon, en Chine, aux Etats Unis et bien sûr en Europe, les sommeliers, restaurateurs et barmen se l’arrachent. Pourquoi les barmen ? Parce qu’ils ont découvert ses vertus uniques pour la création de nouveaux cocktails raffnés qui leur apportent de plus en plus de clients et de reconnaissance commerciale. Souhaitons que les éleveurs de ce produit longtemps sous-estimé puissent faire face à la demande.