Zoom Abidjan s'urbanise

A l’instar de certaines grandes métropoles, le système de transport à Abidjan se modernise. Plusieurs startups ont émergé avec des projets innovants promouvant une autre forme de taxi.

Naguère, pour effectuer une course rapide ou se déplacer en transport commun à son aise, il fallait emprunter les taxis à compteur horokilométrique.
De couleur rouge avec une antenne lumineuse sur le toit, ces taxis communément appelés “taxis compteur” vous transportaient n’importe où dans le district d’Abidjan et parfois même jusqu’à certaines villes alentour.

Mais la réputation qu’avaient ces taxis s’est s’effritée face à l’insécurité qui s’y développait l’arnaque sur les prix des courses, le mauvais état des véhicules et même la mauvaise conduite des chauffeurs. Face à une telle situation, il fallait au plus vite trouver une solution palliative. C’est dans cette quête de solutions qu’ont émergé des idées innovantes de taxis qui concilient sécurité et confort.

Tout commence en 2015. Deux jeunes gens sortis d’HEC, Issa Sidibé et Ange Pete, mettent sur pied la toute première application mobile de réservation de taxi. La première du genre en Afrique de l’ouest. Il s’agit de “TAXI JET”, le premier uber ivoirien. Innovant certes, mais le projet peine à décoller. Le temps pour les abidjanais de s’y familiariser. 

Taxi Jet opère une rupture totale avec les “fameux” taxis compteurs. Désormais pour une course, plus besoin d’attendre en bordure de route ou sous le soleil. Il sufft simplement avec une connexion internet ou même un appel téléphonique de faire une réservation à partir d’une plateforme aménagée à cet effet. Il revient alors au client de rentrer certaines données, notamment spécifer les lieux de départ et de destination ainsi que l’heure exacte de la course.

En fonction des disponibilités, vous êtes servis. D’autres startups ont vu le jour. Les populations quant à elles ne boudent pas le plaisir de les emprunter. Le prix des courses est fxé à l’avance preuve de transparence. AFRICAB vient révolutionner le marché avec des véhicules neufs. Des conducteurs décemment vêtus inspirent confance. Un service classe, une climatisation impeccable, une vitesse raisonnable et la cerise sur le gâteau, un wif disponible à bord, de quoi rendre agréable le voyage. La commande se fait via internet ou le service client avec des prix fxés en fonction de la distance à parcourir mais qui tiennent compte de l’importance du trafc. Dernier né de cette vague, c’est le “Taxi Ivoire”. Des véhicules également neufs avec des antennes lumineuses indiquant la présence ou non d’un passager à bord.

A la différence des premiers, celui-ci a été mis au goût du jour par le Fonds de développement du transport routier (FDTR). A l’image des taxis compteurs originels, ils peuvent être hélés ou commandés à partir d’un appel téléphonique. Le prix de la course au commencement fxé en fonction de la course n’a pas reçu l’assentiment total des clients qui jugeaient les prix excessifs, obligeant
les propriétaires à rendre malléable le prix de la course. Avec ce projet, les propriétaires des véhicules sont clairement identifés.

Le covoiturage, un envol difficile

Le concept est bien simple. Il s’agit pour un conducteur d’organiser avec des usagers un trajet commun moyennant des frais fxés au préalable. Bien qu’existant à Abidjan, le covoiturage tarde à prendre ses