Sport RIO 2016 : 15 athl猫tes pour d茅fendre le drapeau ivoirien

Les jeux olympiques cet 茅t茅, se d茅rouleront 脿 Rio de Janeiro au Br茅sil du 5 au 21 ao没t 2016. A l鈥檌nstar de ceux de plusieurs pays, les athl猫tes ivoiriens ont pu s鈥檕ffrir leur ticket de participation.

1ère participation

Le Comité National Olympique de Côte d’Ivoire a été créé en 1962 avant d’être reconnu en 1963 par le Comité International Olympique (CIO). La Côte d’Ivoire signe sa première participation aux jeux olympiques en 1964 à Tokyo au Japon. Elle est conduite par le meilleur sprinteur d’Afrique francophone des années 1960, Gaoussou Koné. Il sera d’ailleurs le premier africain finaliste aux jeux olympiques de
Tokyo où il se classera 6e. D’autres athlètes vont lui emboîter le pas aux jeux d’été de 1972, Georges Kablan Degnan, Amadou Méité, N’drin Célestin. Il faut toutefois noter que c’est à Tokyo qu’ont été introduites pour la toute première fois deux nouvelles disciplines, notamment le judo (hommes) et le volley-ball (hommesfemmes). En 1980, la Côte d’Ivoire refusera de participer aux jeux olympiques organisés à Moscou en Russie pour protester, à l’instar des Etats Unis, contre une intervention militaire de l’ex-URSS en Afghanistan.

1984, la première médaille

De toutes ses participations, celle de 1984 à Los Angeles aux Etat Unis, restera gravée dans les annales des JO. L’équipe était conduite par Feu Gabriel Tiacoh qui en est revenu avec une médaille d’argent. Il s’était classé deuxième après un temps de 44’54 aux 400 mètres. Depuis lors, les participations de la Côte d’Ivoire n’ont été qu’une simple figuration. Pour cette édition à Rio, la grande forme de certains athlètes laisse augurer d’une bonne compétition.

Un commando de 15 athlètes

15 athlètes iront défendre le drapeau de la Côte d’Ivoire à ces jeux d’été. Pour leur 13e participation, les ivoiriens partent confiants et surtout conscients des attentes de la nation. Ils sont répartis comme suit : 4 en athlétisme, 1 en judo, 2 en natation, 3 en Taekwondo, 2 au tir à l’arc et 3 paralympiques. C’est un commando qui a été placé au coeur des priorités du gouvernement qui d’ailleurs a alloué 240 millions de francs CFA pour leur permettre une meilleure préparation en vue des résultats.

L’ère de Murielle Ahouré

C’est la grande forme en ce moment pour Murielle Ahouré avec le record qu’elle vient de réaliser. En effet, depuis le 11 juin, elle trône sur le toit de l’athlétisme mondial avec un temps de 10 secondes 78 tierces sur une distance de 100 mètres. Une performance, la meilleure de l’année sur l’échiquier international, en ce sens qu’elle vient détrôner la nigériane Blessing Okagbare (10’79’’) qui détenait le titre de meilleure sprinteuse africaine depuis 2013. Une nouvelle page s’ouvre ainsi pour notre championne. C’était lors du meeting de Montverde en Floride aux USA. Cette performance la hisse à la tête du dernier top liste, un classement périodique mondial des meilleures sprinteuses sur 100 mètres. Elle est suivie par les américaines Tori Bowie (10’80) et English Gardner (10’81). Murielle Ahouré bat ainsi son propre record réalisé au mois de juillet 2015 à Londres (10’81). Ben Youssef Méité, a, quant à lui, rafl é la seconde place à la ligue de Diamant qui a eu lieu à Stockholm avec un temps de 10’25. Il faudra compter également à ces jeux de RIO avec Marie- Josée Tah Lou, une autre sprinteuse qui s’était brillamment illustrée aux jeux africains de Brazzaville en 2015 où elle a raflé deux médailles en or aux 100 et 200 mètres.