Le Horse Ball

Le horse-ball est l鈥檃daptation fran莽aise du jeu du pato argentin, qui est introduit en France d猫s les ann茅es 1930.

Le pato (canard en Français) consistait à mettre l’animal dans un sac et à le lancer au milieu de nombreux cavaliers qui devraient s’affronter pour ramener le pato sur la place du village en premier et ainsi remporter le trophée. Le Capitaine Clave modifie les règles du pato et invente ainsi le horse-ball. Il faut attendre la fin des années 1970 pour voir la fédération française d’équitation relancer ce “jeu équestre”. Lors d’une rencontre de horse-ball, les deux équipes présentes sur le terrain sont composées de quatre joueurs appelés “horseballeurs” et de deux horseballeurs de réserve (remplaçants) et autant de chevaux. Les remplacements s’effectuent exclusivement lors des arrêts de jeu. Les joueurs se disputent un ballon muni de six sangles de cuir afin d’aller marquer des buts dans le camp adverse en faisant un minimum de trois passes. Le terrain est une étendue plane de sable ou d’herbe, de 60 à 70 mètres de longueur sur 20 à 30 mètres de largeur. À l’extrémité de ce terrain se trouvent les buts qui sont constitués d’un arceau métallique d’un mètre de diamètre placé à 4 mètres de hauteur.
Les chevaux sont équipés de protections aux quatre membres, d’une martingale fixe ou d’un élastique et d’une selle équipée d’une sangle dite “de ramassage” reliant les étriers.

Cette sangle permet au cavalier de se pencher sur le côté en étant maintenu par un des étriers et de ramasser le ballon au sol, tout en étant en mouvement, ceci le plus souvent au galop (en effet, les ramassages sont interdits à l’arrêt car cela affecte le dos du cheval). Les cavaliers sont équipés d’un casque, d’éperons et de genouillères.
Les contacts sont très fréquents au cours d’un match et les cavaliers encouragent souvent leurs chevaux à aller énergiquement au contact des autres pour les marquer, afin de permettre au cavalier de subtiliser le ballon adverse, voire de dévier la trajectoire de l’adversaire. Les chevaux sont lancés dans des galops effrénés. Ces manœuvres sont néanmoins très réglementées (pour des raisons de sécurité évidentes), notamment au niveau de l’angle de l’impact, et de l’interdiction formelle de marquer un joueur en situation de ramassage, donc vulnérable. Seul le horseballeur en possession du ballon peut être “attaqué”, et un marquage défensif peut être effectué sur les autres joueurs.

Le horse-ball est une discipline qui met l’accent sur le jeu collectif. En effet, chaque équipe doit effectuer un minimum de trois passes entre trois horseballeurs différents avant de pouvoir tenter de marquer un but. C’est également un sport où, étant donné le faible nombre de joueurs, la polyvalence est de mise. Les seules spécialisations qu’on observe réellement sont celles en cas de situation de balle arrêtée : les touches et les pénalités, ainsi qu’au poste de “mouche”, qui est un cavalier se plaçant volontairement en position de défense très haute afin de perturber la construction de l’attaque de l’équipe adverse. La défense est le plus souvent disposée en ligne au centre du terrain dans le sens de la longueur. Chaque joueur fait action de défense sur le premier joueur non marqué qui arrive. Les cavaliers ayant souvent les deux mains occupées par le ballon, le cheval dispose d’une grande liberté d’action, et son dressage (en plus du dressage traditionnel visant à accroître sa mobilité) inclut l’intégration d’automatismes, notamment sur les marquages et les trajectoires.
D’ailleurs, les chevaux apprécient souvent cette discipline en raison de la liberté relative qui leur est accordée, ainsi que du contact avec des congénères qui permet de satisfaire leur instinct grégaire.